Galaad le Preux - Vième-VIième siècle ap JC - Millénium du Capricorne
Galaad, Galahad, ou Galaaç est le fils du chevalier Lancelot du Lac et d'Ellan, fille du roi Pellès le Pêcheur, qui détient le Graal. Son nom vient du gallois Gwalchaved : « scorpion d'été ».
Il est le bon chevalier, le seul qui puisse s'asseoir à la droite d'Arthur sur le siège périlleux, comme prédit par Merlin qui l'avait présenté à la cour du roi Arthur. Ce siège est réservé au chevalier qui doit mettre fin à la quête du Graal. Quiconque s'assoit sur le siège périlleux sans être assez pur est englouti dans les profondeurs de la terre.
De par Lancelot, il descend de Joseph d'Arimathie, celui qui a ramené le Graal en Bretagne, ce qui fait donc de Galaad, le candidat idéal pour la Quête du Graal qu'il entreprendra plus tard.
Il est le plus jeune chevalier de la Table Ronde.
D'ailleurs, Galaad, accompagné de Perceval et de Bohort, sera le seul, au terme de la quête, à pouvoir regarder à l'intérieur du Saint-Graal. Il mourra d'ailleurs juste après car avec ce qu'il avait vu, il ne pouvait plus vivre. C'est son père Lancelot qui était à l'origine destiné à la quête du Graal mais il fut détourné de la quête par l'amour qu'il portait à Guenièvre
Le Chatel aux Pucelles
Les exploits de Galaad ne sont pas relatés, on ne connaît presque aucune de ses aventures, si ce n’est celle du « Châtel aux pucelles » où Galaad vainc les sept frères qui gardaient prisonnières toutes les dames qui avaient le malheur de s’approcher du châtel et de s'y déshabiller, ne voulant que frustrer le jeune homme et le détourner de sa noble quête. Il les libère toutes en soufflant dans un cor en ivoire. De curieux enfants lui apprennent plus tard que les sept chevaliers représentaient les sept péchés capitaux, le château l’enfer, et les pucelles les bonnes âmes enfermées à tort dans les enfers avant la venue du sauveur.
La Nef Merveilleuse
La seconde aventure qui nous est racontée est celle de la « Nef merveilleuse » dans laquelle il voyage dans un premier temps en compagnie de Celle-qui-jamais-ne-mentit, Bohort et Perceval. Cette Nef a été fabriquée par Salomon. Le Roi Bâtisseur a sû par un songe qu'un de ses descendants aurait besoin de cette nef ainsi que d'une épée. Après avoir terminé le Grand Temple, il fabriqua une Nef capable d'affronter les vicissitudes des siècles et des millénaires. Peu avant sa mort, il y fit mettre sa couronne et l'arme la plus excellente : l'épée du roi David. Puis, tel un écrin pour ces précieux emblèmes, son épouse fit disposer sur la nef un somptueux lit d'étoffes brodées, avec trois colonnettes dressées en portique. La colonnette de devant était plus blanche que neige fraîchement neigée ; celle de derrière avait la couleur du sang ; la troisième, chevillée aux deux autres, était d'un vert semblable à l'émeraude. C'étaient là les couleurs naturelles de ces bois que les charpentiers de Salomon avaient tirés de l'Arbre de Vie et de ses rejetons.
La Nef guide Galaad, Bohort, Perceval et Celle-qui-jamais-ne-mentit vers un royaume où Celle-qui-jamais-ne-mentit sacrifiera sa vie pour une reine lépreuse malgré la résistance farouche des trois chevaliers.
Suivant la volonté de Celle-qui-jamais-ne-mentit, bien que mortifiés, Galaad, Perceval et Bohort, déposent le cadavre de la jeune fille dans la Nef, qui s’en va comme un tombeau flottant. Plus tard, Galaad retrouve la Nef et a la surprise de trouver à bord son père, Lancelot du Lac. Père et fils passent six mois entiers à naviguer sur la Nef jusqu'à ce que Galaad débarque pour trouver le Graal et accomplir son destin.
L'épée de Galahad
L’épée de Galahad, celle qu’il trouve dans la Nef merveilleuse, a été fabriquée par Salomon, à partir de celle du roi David, sur les conseils de sa femme lorsque celui-ci apprend que le meilleur chevalier du monde serait l’un de ses descendants. « Le pommeau était d’une seule pierre qui avait toutes les couleurs de la terre, et chacune de ces couleurs avait sa vertu. La poignée était faite de deux côtes : l’une du serpent nommé Papaguste qui vit Célidoine et qui a ce don que l’on ne sent jamais une trop grande chaleur lorsqu’on serre un des os dans sa main, quelle que soit l’ardeur du soleil ou du feu ; la seconde côte était d’un petit poisson nommé Ottonax qui habite dans le fleuve Euphrate et dont la vertu est telle que qui tient un de ses os oublie toute joie ou douleur passée, et se souvient seulement de la raison qu'il a eue de le prendre »
L’épée est entièrement gravée en glyphe rouge sang sur le pommeau et sur la lame.
Les renges de l’épée (tresses recouvrant le pommeau) étaient des plus spéciaux : Celle-qui-jamais-ne-mentit les confectionna avec ses propres cheveux. Galahad et ses compagnons trouvent l'épée sur la Nef de Salomon qui sera aussi le prochain tombeau de Celle-qui-jamais-ne-mentit. Perceval et Bohort essaient de la tirer de ses renges, mais ne réussissent pas. Quand Galahad est sur le point de tenter sa chance, Celle-qui-jamais-ne-mentit lui dit que des renges pareilles sont indignes de la splendeur de l'épée. En effet, les renges sont très vieilles puisqu'elles datent de l'époque de Salomon. Alors Celle-qui-jamais-ne-mentit sort les renges qu'elle fabriqua elle même de ses propres cheveux, et Galahad tira l'épée, et fut à ce moment là proclamé maître du Graal.
L'écu de Galaad
Galaad arrive dans un monastère où se trouve une relique, l'écu donné par le fils de Joseph d'Arimathie au roi Evalach (père de la ée Morganne, bâtisseur d'Avallon), alors en guerre. L'écu est, à l'image du Siège Périlleux, d'un danger mortel pour quiconque le porte sans être l'élu. L'écu est subtilisé par le roi Baudemagu (roi d'un pays imaginaire qui détient Genièvre prisonnière), qui sera blessé par un étrange chevalier angélique. L'écu retourne alors à l'abbaye pour être donc confié à Galaad qui l'emportera et l'utilisera.
L'écu de Galahad est composé d'une croix rouge sur fond blanc. Ceci représente la croix que Joseph d'Arimathie a tracé avec le sang du Christ recueilli dans le Saint Graal.
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